Textes - Thème : Société

Ouf de pouf

Ouf de pouf (Texte écrit pour Phon'éthique)

 

1

Prêts pour une petite course ils vont faire les ours

Pour éviter la frousse

Il se fume un petit pet' anti pepette

La dose de la vedette

Encore un p'tit shout pour éviter la chute

Sa folie il affute

Et sa blonde, sa p'tite bombe, elle pose et explose

d'emphase et d'extasie

 

Refrain

Sans cesse lui répète

Eh mon beau, mon grand, mon fou

Fais-le pour moi ta starlette

Gagne le pari j'veux un jet

Il est ouf de pouf

Et il va créer l'esbrouffe

A ses pieds, la pantoufle

Elle le mène, il étouffe

 

2

La sueur dégouline la pente, la victoire hante

Au volant il déchante

La peur s'cache dans un coin suppliant la fin

Je n'veux pas être défunt

Cette course aux apparences lui parait bien rance

Il n'y voit pas sa chance

Pour la panoplie de sa barbie, il gagne

Le grand prix d'la connerie

 

Refrain

Il est ouf de pouf

Mais il abandonne l'esbrouffe

Fini le jet et le pet

Il prend la poudre d'escampette

Sans même s'arrêter

Il snobe la ligne d'arrivée

Et il desserre la mâchoire

Il n'a plus peur de choir

 

Refrain

Il est ouf de pouf

Mais il abandonne l'esbrouffe

Fini le jet et le pet

Il prend la poudre d'escampette

Mais dans le virage

Se pressant loin des mirages

Sa monture perd les pédales

La colline il dévale

 

 

 

© Tous droits réservés par Ingrid Barbier

Chanson écrite le 11/08/2009 par Ingrid Barbier

Non non

Non non

Non non, je ne vais pas tout faire (faiii ai reuh) 
oh non non, et à quoi ça sert (seee errrr euh) 
 
t'aborder, te parler, t'inviter, t'admirer 
te choyer, te serrer, te lover 
 
Non non... non non non non non non 
non non non non.... non non non non non non.... 
 
Depuis quand c'est fini les hommes qui me sourient,  
qui me tannent, qui me vannent 
pour que je ris 
 
Depuis quand c'est hasbeen, les hommes qui me séduisent, 
qui se targuent et m'éloignent de la single league 
 
Non non, je ne vais pas tout faire (faiii ai reuh) 
oh non non, et à quoi ça sert (seee errrr euh) 
 
te donner, t'présenter, partager, fusionner 
te d'mander, te fiancer, te marier 
 
Non non... non non non non non non 
non non non non.... non non non non non non.... 
 
Depuis quand c'est fini les hommes qui s'investissent 
qui m'invitent, qui me parlent, qui me charment 
 
Depuis quand c'est hasbeen les hommes qui s'montrent sexy 
qui engagent, qui courtisent, qui attisent 
 
Non non, je ne vais pas tout faire (faiii ai reuh) 
oh non non, et à quoi ça sert (seee errrr euh) 
 
éduquer, repasser, cuisiner, puis laver 
t'éviter, t'ignorer, te quitter 
 
Non non... non non non non non non 
non non non non.... non non non non non non.... 
 
Depuis quand c'est fini les hommes qui deviennent viriles 
qui choisissent, qui agissent, qui prennent des risques 
 
Depuis quand c'est hasbeen, les hommes qui me font rougir 
qui me pâment et m'éloignent de la single league 
 
Non non Non non... non non non non  
non non non non.... non non non non non non.... 
 
 

 

© Tous droits réservés par Ingrid Barbier 

Chanson écrite le 03/06/2013 par Ingrid Barbier

Gris

Gris

Le temps est gris 
Les gens aigris 
Le vide se ride 
Les griffes s’agrippent 
Dans la folie qui tourbillonne 
Moi je frissonne et je me pomme 
 
Je vois passer les gens aigris 
Les gens moroses 
Les petites poses 
De tous ces gens qui font semblant 
Qui jouent un rôle 
Par peur qu’on frôle 
Leur vraie nature, celle qui est pure 
Celle qui pourrait croiser injure 
Car dans ce monde, étrange en somme 
La gentillesse fait peur c’est drôle 
Quand ils la croisent ils sont moqueurs 
Pour eux c’est mieux de cacher son cœur 
De vivre la vie de quelqu’un d’autre 
D’oublier qui on est, entre autres
 
Le temps est gris 
Les gens aigris 
Le vide se ride 
Les griffes s’agrippent 
A une vie, digne d’un bal 
Les masques défilent, les rires se forcent 
Ils dévisagent ou bien ignorent 
Camouflent encore un peu plus l’écorce 
Ne pas faillir, ne pas faiblir  
Rentrer le ventre, bomber le torse 
Etre le plus fort, être le plus drôle 
La plus jolie, la plus sexy 
La compétition s’amorce, les liens divorcent 
Quand dansent les mornes apparences 
 
Le temps est gris 
Les gens aigris 
Le vide se ride 
Les griffes s’agrippent 
Dans la folie qui tourbillonne 
Moi je frissonne et je me pomme 
Dans la folie qui tourbillonne 
Le doute résonne et je m’étonne 
De voir passer ces gens aigris 
Ces gens moroses, et leurs petites poses 
Dans la folie qui tourbillonne 
Moi je me sens parfois bien seule 
 
 


 

© Tous droits réservés par Ingrid Barbier 

Chanson écrite le 24/04/2013 par Ingrid Barbier 
 

Lynché

Lynché

Lynché pour s’être trop lâché, lynché à force de trop aimer 
 
Lynché pour avoir trop affiché, sa liaison, sa passion, son âme en déraison 
Parce qu’il l’aime, elle, la jalousie les gangrène 
La haine s’immisce et les vices les atteignent 
Ces petits mineurs parcourant leurs jeunes heures ne jouaient pas à Robin des bois  
dans leur cité Rosny-sous-Bois 
ils avaient une autre obsession, un supplice, une toute autre déraison 
Une agression pas très sage, un passage à tabac 
une réponse au carnage de leurs âmes sauvages, dans les bas fonds du très bas 
 
Lynché pour s’être trop lâché, lynché à force de trop aimer 
 
Un samedi, ça te dit, lui a-t-il dit, elle, bien réjouie, lui, bien épris,  
ils ont pris le tunnel de leurs envies 
ça te dit, ça me dit, ça nous dit, tout est dit 
Enfin… Pas tout à fait, vue les faits divers qui sèment l’effroi avant l’hiver 
Ces Roméo et Juliette des temps modernes ont vu leurs antennes réduites en berne 
Pour avoir osé s’être trop aimé, leurs âmes dépouillées pour quelques baisers 
Leurs cœurs menacés pour trop de justes accords 
Sa chair agressée pour de trop de douces pensées 
Sa mort appelée pour punir ces cœurs à corps 
 
Lynché pour avoir trop affiché, sa liaison, sa passion, son âme en déraison 
 
Mais il s’accroche et ricoche, il retient sa caboche, de la force plein les poches  
Il résiste 
Sa vie à son pouls il raccroche 
Roué de coups il n’est pourtant pas moche 
Juste un peu fou d’avoir cru en demain, sans la fauche 
A pleines mains, il se joue des lendemains 
Il tient le coup et provoque les croques-chagrins 
 
Lynché pour s’être trop lâché, lynché à force de trop aimer 
Parce qu’il l’aime, elle, la jalousie les gangrène 
La haine s’immisce et les vices les atteignent 
 
Entre la vie et la mort pour son trésor 
Contre ceux qui le croyaient moins fort, il défie son corps 
Il se bat encore, il se bat plus fort 
Ironie du sort 
La mort a voulu raisonner l’amour 
Et dans le décor, les coups bas sont aveugles et sourds 
Heureusement, pas les caméras 
A 19 ans, à coups de poings secs et de haine, infecte ! Insecte ! 
Il fut lynché à Noisy-le-Sec 
 
 
 
 

© Tous droits réservés par Ingrid Barbier 

Chanson écrite le 05/04/2011 par Ingrid Barbier 

Toile

Toile

Je n’ai pas peur, c’est juste que je m’écœure 
D’heure en heure, je tisse ma pâle noirceur 
Je m’agrippe, je ruse, je fric 
Peu importe si l’air pu le toxique 
 
Chancelante, je suis piégée, je m’étrangle 
Mon eau se trouble et mes membres tremblent 
 
Ce n’est plus mon monde, juste une toile immonde 
Chaque seconde, je gronde, je broie, j’inonde 
C’est le comble, la nature s’enterre, s’effondre 
L’hécatombe, je tisse ma propre tombe 
 
Refrain : 
Planète déchet 
La mappemonde en rejet 
Gangrenés, on s’regarde crever 
 
Mes larmes ne pourront rien changer 
Mes enfants ne connaitront jamais 
 
Le monde que j’ai connu 
Amputation, sacrifices, pollution 
La vie nous tue 
 
La nature est devenue une injure 
La dénature, une urne à gageure 
 
Pour quelques folies amères et passagères 
J’ai suivi le mouvement planétaire 
 
Pourtant loin de tout accueil 
Je mourrai seule entre ma honte et mon fauteuil 
 
Refrain (x2) : 
Planète déchet 
La mappemonde en rejet 
Gangrenés, on s’regarde crever 
 


 
 

© Tous droits réservés par Ingrid Barbier 

Chanson écrite le 28/06/2010 par Ingrid Barbier 

L'école de la vie

L'école de la vie

On ne nous avait pas dit 
Sur les bancs des écoles 
Ou pendant les heures de colle 
Que la vie serait ainsi 
 
On ne nous avait pas dit 
Que les belles images  
Pour bonne conduite 
Ne nous donneraient pas un bagage  
Pour la réussite 
 
Que jamais plus la marelle 
Ne nous emmènerait au ciel 
Et que dehors il y a des gens 
Qui se les pèlent 
 
On ne nous avait pas dit 
Que les bonnes notes ne paieraient pas la note 
Des dépenses 
Et que même si tu te dépenses 
C'est pas le courage qui guide la chance 
 
C'est l'école de la vie  
Qui nous endurcit 
C'est l'école de la vie  
Qui nous rend aigri 
C'est l'école de la vie  
Qui nous a tout dit 
 
La bonne copine se confine dans une comptine du devine : 
Eh ! Devine qui va manger des pâtes pendant des mois ? 
Eh ! Devine qui va rester seul chez soi ? 
Eh ! Devine qui va se payer une fuite de "toi"t ? 
Eh ! Devine qui va perdre son emploi ? 
Eh ! Devine qui va s'acheter une villa ? 
Ah non, ça c'est pas toi ! 
 
On ne nous avait pas dit quand on était petit 
Que la vie était ainsi 
On ne nous avait pas dit 
Qu'il existait des amis invisibles pour de vrai ! 
Que plus tu es friqué et moins t'es paumé dans le rayon "t'es branché !" 
Que plus t'es mal golé et moins on sait qui tu es 
Que plus tu souris et plus t'as d'amis 
Que les soucis confiés faisaient fuir ou bien rire 
 
On ne t'avait pas dit qu'il existe des gens faux 
Et qu'il fallait apprendre à tourner le dos 
 
Mais on ne t'avait pas dit 
Qu'une simple tape dans le dos 
Pourrait te faire perdre tes maux 
Qu'un inconnu peut te venir en aide sans rien demander en retour 
Et qu'une main tendue vaut plus que les bons points et longs discours 
 
C'est l'école de la vie 
Qui nous a tout dit 
C'est l'école de la vie 
Qui nous a traduit 
C'est l'école de la vie 
Qui nous a appris 
 


 

© Tous droits réservés par Ingrid Barbier 

Chanson écrite le 17/11/2009 par Ingrid Barbier 

Marche ou paye

Marche ou paye (Composition déjà réalisée, par Claude Castro, chanson en l'attente d'un groupe)

Bon sang si on t'avait dit 
Qu'à trente piges t'aurais le smic 
T'aurais pas écouté les on dit 
Qui te promettaient du fric 
T'aurais dû faire un bac pro 
Au lieu d'aller à la fac 
Tu serais dans ton bureau 
Sans cet air patraque 
 
Et le pire c'est que c'est même pas un CDI 
A la fin du mois case départ encore en sursis 
La boule au ventre tu vis sans égards 
T'as même pas de quoi te payer un costard 
 
Marche ou paye 
Marche ou paye 
File l'oseille 
File l'oseille 
Marche ou paye 
Marche ou paye 
Pas de scène 
Pas de scène 
 
Baladés par les conseillers d'orientation 
Voulant remplir leurs universités à la con 
C'est pôle-emploi qui aujourd'hui te rend cinglé 
Bien amoché tu te sens le dernier des derniers 
 
Marche ou paye 
Marche ou paye 
File l'oseille 
File l'oseille 
Marche ou paye 
Marche ou paye 
Pas de scène 
Pas de scène 
 
Marche ou paye 
C'est l'oseille qui guide le monde 
Marche ou paye 
File l'oseille, pas de scène 
Même quand t'as un pied dans la tombe 
Marche ou paye 
 
De missions en réinsertion 
De formations en réorientation 
On te balade pour que tu sortes de la case chômage 
Si tu veux survivre attention faut être bien sage 
 
Marche ou paye 
Marche ou paye 
File l'oseille 
File l'oseille 
Marche ou paye 
Marche ou paye 
Pas de scène 
Pas de scène 
 
Navrant comme les promesses d'antan 
Te fuient comme si t'avais la peste 
A croire qu'ils voulaient faire un exemple 
Avec une génération test 
Quand tu tombes sur un poste clè 
Un job pour lequel t'es diplômé 
On te dit emploi réservé 
T'es pas assez mal pour être aidé 
 
Et quand tu trouves un métier accessible 
Qu'enfin on te dit tu peux c'est disponible 
On te sort avec dedain et distance 
Si t'as pas d'expérience, t'as aucune chance 
 
 
 

 

© Tous droits réservés par Ingrid Barbier 

Chanson écrite le 15/09/2009 par Ingrid Barbier 

Trentenaires

Trentenaires (Composition déjà réalisée, par Claude Castro, chanson en l'attente d'un groupe)

Trentenaires on s'enterre 
Avant d'être centenaires 
Trentenaires on se perd 
A être les aînés de nos pères 
Trentenaires on digère 
D'être le pont des générations sans repères 
 
Entre les jeunes robotisés 
Jusqu'à leurs danses aseptisées 
Et les aînés qui ne veulent plus parler 
Le fossé s'est créé 
Même leur langage s'est éloigné 
 
Trentenaires on s'enterre 
Avant d'être centenaires 
Trentenaires on se perd 
A être les aînés de nos pères 
Trentenaires on digère 
D'être le pont des générations sans repères 
 
Reste les trentenaires comme messagers 
Quand ils ne servent pas de boucliers 
En décodeurs de déconeurs 
En médiateurs de deux mondes guetteurs 
La passion n'a pas lâché 
 
Trentenaires on s'enterre 
Avant d'être centenaires 
Trentenaires on se perd 
A être les aînés de nos pères 
Trentenaires on digère 
D'être le pont des générations sans repères 
 
Entre les internés d'une vie rangée 
Et les internautes d'une toile branchée 
Entre les lettrés camisolés 
Et les SMeurs acharnés 
Les trentenaires frôlent la déraison 
Goûte au supplice de la dépression 
A la recherche d'une île où se perdre 
De leur quotidien mettre un terme 
Le coeur lourd et le verbe haut 
L'âme en mal de jour par le fardeau 
Les trentenaires sont dépassés et paumés 
Comme une pomme dans un champ de  
blé 
 
 


 

© Tous droits réservés par Ingrid Barbier 

Chanson écrite le 13/09/2009 par Ingrid Barbier 

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